Résumé

  • La grille publiée par Setilait affiche 390 UAH par mois pour 100 Mbit/s avec IP statique, 590 UAH pour 500 Mbit/s avec alimentation secourue et 1 000 UAH pour 1 000 Mbit/s avec la même mention. Une liaison dédiée à 1 000 Mbit/s et 1 500 UAH la reprend également.
  • Ces cartes prouvent l'existence d'une segmentation commerciale, pas une disponibilité mesurée. L'acheteur doit savoir quels équipements restent alimentés, sous quelle charge, pendant combien de temps et avec quel recours.

Un attribut tarifaire crée une obligation de précision

La donnée la plus instructive de l'offre de Satellite Ltd n'est pas la vitesse maximale de 10 Gbit/s annoncée aux grandes organisations. C'est l'apparition sélective de la mention « alimentation secourue » dans la grille professionnelle.

Le forfait de 100 Mbit/s avec IP statique est affiché à 390 UAH. À 590 UAH, le forfait de 500 Mbit/s ajoute l'alimentation secourue. Celui de 1 000 Mbit/s, à 1 000 UAH, la mentionne aussi. Dans la gamme des liaisons dédiées, les cartes à 100 et 500 Mbit/s sont affichées à 490 et 850 UAH, tandis que la carte à 1 000 Mbit/s et 1 500 UAH ajoute la même caractéristique.

Cette différence peut être utile. Elle permet, en principe, d'adapter le prix à la criticité du site. Mais elle ne dit pas si la protection couvre le routeur du client, le terminal optique, un commutateur d'immeuble, l'OLT, l'agrégation, le transport, le cœur de réseau ou seulement une partie de cette chaîne. Elle ne publie ni charge testée, ni durée observée, ni date du dernier essai.

Une promesse générale de fiabilité peut rester vague. Un attribut tarifé devrait devenir une annexe vérifiable : inventaire, responsable de l'énergie, autonomie, exclusions, procédure d'incident et compensation. Les sources consultées ne fournissent pas encore cette annexe.

Le passif optique ne rend pas toute la chaîne passive

La page de présentation distingue FTTB et gPON. Elle affirme qu'une connexion gPON peut fonctionner jusqu'à 72 heures pendant une coupure et souligne que la distribution optique passive n'a pas besoin de générateur ou de batterie de terrain.

La limite technique est essentielle. Un répartiteur passif ne consomme pas d'électricité. Remplacer un commutateur actif d'immeuble par une distribution passive peut donc supprimer un point de panne. Mais l'OLT, l'agrégation, le transport, le cœur de réseau, le terminal optique et le routeur du client restent alimentés quelque part.

Il faut donc séparer trois constats. L'architecture gPON déplace les composants actifs. Satellite Ltd publie une durée « jusqu'à 72 heures ». Enfin, aucune méthode d'essai, charge, série d'observations ou couverture adresse par adresse n'est disponible dans le dossier examiné. La durée annoncée est une déclaration de l'opérateur, pas un résultat généralisable.

La page professionnelle emploie aussi l'expression d'alimentation garantie et évoque des sources de secours propres. Ce langage renforce la nécessité d'un périmètre contractuel ; il ne dispense pas d'en apporter la preuve.

Vitesse, IP, ligne dédiée et énergie sont quatre contrôles différents

Une vitesse nominale définit un plafond. Une IP statique facilite l'accès entrant. Une ligne dédiée peut modifier le partage et la responsabilité contractuelle. L'alimentation secourue traite une dépendance opérationnelle. La présence de l'un n'établit pas les trois autres.

Cette distinction évite une mauvaise allocation des dépenses. Un magasin peut préférer 100 Mbit/s avec une autonomie démontrée à 1 Gbit/s sans calendrier d'énergie. Un groupe multi-sites peut valoriser une liaison privée, mais devoir encore vérifier si deux accès partagent le même bâtiment, la même gaine ou la même alimentation.

Les pages publiques ne donnent ni débit minimal, ni taux d'utilisation, ni distribution des pannes, ni délai de rétablissement, ni historique de crédits de service. Les prix et maxima restent des conditions affichées, pas un échantillon de performance.

AS21310 décrit le plan de contrôle, pas le courant électrique

RIPE NCC répertorie Satellite Ltd comme membre ukrainien. ORG-SL209-RIPE identifie l'entreprise comme LIR à Kremenchuk, et AS21310 lui est attribué sous le nom ASN-SATELLITE. L'objet aut-num publie des politiques avec AS35320, AS3255 et plusieurs autres réseaux.

Le 30 août 2026, RIPEstat voyait AS21310 chez 328 des 328 pairs RIS IPv4 retournés et chez 320 des 321 pairs IPv6. L'interface des préfixes a renvoyé neuf enregistrements récents, dont un /32 IPv6 et des routes IPv4 qui se chevauchent. L'interface des voisins a observé quatre AS. Ce sont des observations datées de routage public.

Elles ne démontrent ni la capacité des circuits, ni la diversité physique, ni l'état commercial de chaque session, ni l'alimentation d'un site client. Une route peut rester visible alors qu'un accès local est interrompu. La requête PeeringDB vide ne prouve pas davantage une absence d'interconnexion.

La carte utile commence au site client

Chaque site critique devrait relier le forfait installé à son routeur, son terminal optique, son éventuel commutateur d'immeuble, la distribution passive, l'OLT, l'agrégation, le transport, le cœur et les dépendances amont. Pour chaque élément actif : propriétaire de l'énergie, charge testée, autonomie, date d'essai et contact d'escalade.

La carte doit aussi montrer les gaines, entrées de bâtiment, locaux, batteries, groupes électrogènes et équipes partagés. Deux services commerciaux ne sont redondants que si leurs points communs sont connus.

Enfin, le journal d'incident doit distinguer le retour de l'électricité, du routage et du trafic applicatif confirmé par le client. Ce sont trois étapes, non une seule preuve.

Sources