- AFRINIC répartit les sièges du conseil par sous-région (sièges 1 à 6 régionaux, sièges 7 et 8 indépendants de la région) pour assurer une représentation régionale.
- Le Comité de nomination (NomCom) est formé avec un représentant de chaque sous-région pour aider à neutraliser les biais régionaux dans la sélection des candidats.
Qu'est-ce que la représentation régionale dans les élections d'AFRINIC
Le processus électoral 2025 d'AFRINIC attribue les sièges 1 à 6 à des sous-régions africaines spécifiques: Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Océan Indien, Afrique centrale, Afrique australe, Afrique de l'Est. Seules les personnes physiques résidant dans ces sous-régions peuvent être nommées pour ces sièges. Les sièges 7 et 8 sont indépendants de la région, ce qui signifie que des candidats de toute sous-région peuvent se présenter.
Ce système vise à garantir une diversité géographique au sein du conseil d'administration. L'idée est que différentes parties de l'Afrique soient représentées, afin que les problèmes propres à, par exemple, l'Océan Indien ou l'Afrique centrale ne soient pas ignorés. Il vise également à empêcher la domination par des régions plus peuplées ou plus actives.
Rôle et structure du Comité de nomination (NomCom)
Pour soutenir la représentation régionale, le NomCom est composé d'un représentant de chaque sous-région. Ceci vise à garantir la neutralité et à ce que chaque région ait son mot à dire dans le choix des candidats.
Les tâches du NomCom comprennent l'appel à candidatures, la vérification de l'éligibilité, éventuellement l'entretien des candidats, et la finalisation de la liste des candidats. Ces responsabilités visent à garantir l'équité et l'équilibre régional. Cependant, certaines critiques estiment que certains changements, tels que les critères de qualification pour siéger au NomCom, peuvent entrer en conflit avec les statuts d'AFRINIC lorsque plusieurs sièges régionaux sont en élection simultanément.
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Limites, changements et controverses
Un point majeur de controverse est qu'en 2025, les six sièges régionaux sont à pourvoir simultanément. Selon les statuts d'AFRINIC, le NomCom ne peut pas inclure une personne d'une région qui a actuellement un siège en jeu, dans la mesure où cela pourrait biaiser le processus. Mais avec tous les sièges régionaux ouverts, il devient pratiquement impossible de former un NomCom entièrement conforme aux statuts.
De plus, des changements tels que l'interdiction des procurations et des pouvoirs, et le passage au vote exclusivement en ligne, ont été introduits. Les critiques soutiennent que ces changements affectent la représentation régionale, car les membres éloignés ou moins connectés numériquement (souvent de certaines sous-régions) peuvent être désavantagés. Certains considèrent que ces changements violent la constitution même d'AFRINIC et la loi mauricienne.
Implications pour la gouvernance et perspectives
Ces règles de représentation régionale sont essentielles pour la perception de légitimité. Si les membres estiment que les règles sont enfreintes – par une formation incorrecte du NomCom ou des changements du système de vote – ils peuvent rejeter les résultats des élections, ce qui saperait la crédibilité d'AFRINIC.
Cloud Innovation et d'autres parties prenantes insistent sur le fait que, tant que les règles de gouvernance ne seront pas appliquées conformément aux statuts, les résultats des élections – en particulier l'élection de septembre 2025 – ne devraient pas être reconnus. Ils considèrent la représentation régionale non pas comme un détail technique, mais comme un pilier d'une gouvernance d'Internet équitable et ascendante en Afrique.

