- Quatre élus démocrates comptent déposer cette mesure dès l'ouverture de la session législative 2027 de l'Oregon, en janvier.
- L'Oregon a déjà suspendu pour un an une incitation fiscale destinée aux centres de données, tandis qu'Hillsboro a bloqué les nouvelles autorisations pour 120 jours.
Les faits
Quatre élus démocrates de l'Oregon prévoient de proposer un moratoire de trois ans sur les nouveaux grands centres de données dès l'ouverture de la session législative 2027, en janvier. Les sénateurs de l'Oregon Jeff Golden et Courtney Neron Misslin, ainsi que les représentants Lesly Muñoz et Farrah Chaichi, soutiennent cette proposition. Les candidates démocrates Tammy Carpenter et Myrna Muñoz y sont également favorables. Aucun texte de loi, seuil de taille, exemption ni disposition relative aux projets déjà en développement n'a été publié.
Cette proposition s'inscrit dans le prolongement de plusieurs restrictions récentes. L'Oregon a suspendu l'accès à une incitation fiscale de l'État pour les nouveaux centres de données pendant un an, et Hillsboro a imposé une pause de 120 jours sur les nouvelles autorisations. La gouverneure Tina Kotek a également bloqué la vente proposée de terrains publics destinés à un projet de centre de données à Salem. Un comité consultatif de l'État examine les impacts du secteur sur l'électricité, l'eau, la fiscalité et les communautés, et prévoit de publier des recommandations préliminaires d'ici la mi-septembre.
L'analyse
Un moratoire au niveau de l'État affecterait les projets avant le début des travaux. Les promoteurs acquièrent généralement le terrain, demandent aux fournisseurs d'électricité et d'eau d'étudier la faisabilité, et sollicitent les permis locaux avant de s'engager sur un site. Si un projet tombe sous le coup du moratoire, ces démarches pourraient ne pas être suffisantes pour le poursuivre.
Les promoteurs auraient besoin de la confirmation que leur projet est exempté ou protégé par une date butoir avant d'investir davantage dans la conception, les études de raccordement ou les permis.
Les législateurs n'ont pas précisé ce qui constitue un « grand centre de données », si une extension serait traitée comme un nouveau projet, ni si les sites bénéficiant déjà d'accords fonciers, d'études de raccordement ou de permis seraient protégés. Sans ces définitions, un promoteur ne peut pas savoir si un site reste viable ni s'il doit arrêter les travaux de planification complémentaires.
Pour les lecteurs de BTW, la question est de savoir si les travaux déjà accomplis seront toujours pris en compte. Une date butoir claire distinguerait les projets pouvant avancer de ceux qui doivent s'interrompre. Tant que la loi n'en fixe pas une, les accords fonciers existants, les études énergétiques et les autorisations locales ne garantissent en rien qu'un projet puisse se poursuivre.
À surveiller
Le premier texte de loi devrait définir ce qu'est un grand centre de données, la date de début du moratoire, ainsi que le traitement des extensions, des demandes en cours et des projets approuvés. Les recommandations du comité consultatif en septembre pourraient influencer ces dispositions. Le soutien des chefs de file législatifs et de la gouverneure Kotek indiquera si cette proposition a une chance d'aboutir au cours de la session 2027.

