- OAfabric a été lancé à Lagos (Nigeria) et Kinshasa (RDC), offrant un peering direct à faible latence pour réduire les coûts et améliorer les performances.
- La plateforme promet une interconnexion sécurisée et neutre vis-à-vis des opérateurs, la souveraineté des données, et une expansion panafricaine prévue.
Que s'est-il passé: OAfabric lance pour résoudre les goulots d'étranglement d'interconnexion en Afrique
Open Access Data Centres (OADC), une branche du groupe WIOCC, a officiellement lancé sa nouvelle plateforme d'interconnexion Open Access Fabric (OAfabric) à Lagos, au Nigeria, et à Kinshasa, République démocratique du Congo, le 22 août 2025.
OAfabric est conçu pour résoudre les obstacles numériques qui ont des effets néfastes sur les entreprises africaines: l'accès limité aux contenus internationaux et locaux, les coûts élevés de transit Internet, les problèmes de latence et une infrastructure disparate—notamment la colocation, l'énergie et le refroidissement—sans oublier les pressions sur la souveraineté des données et la complexité réglementaire.
En permettant un peering direct à faible latence avec les fournisseurs de contenu et de cloud locaux et mondiaux, il réduit le coût de calcul, accélère la mise sur le marché et améliore les performances numériques. OAfabric soutient un écosystème sécurisé et neutre vis-à-vis des opérateurs, où les réseaux, les entreprises, les plateformes cloud, les fournisseurs de contenu et les points d'échange Internet (IXP)—tels qu'IXPN au Nigeria et KINIX en RDC—peuvent s'interconnecter de manière transparente.
Lire aussi:Broadcom dévoile une technologie de puce personnalisée plus rapide pour répondre à la demande de GenAI
Lire aussi:Les actions Broadcom chutent alors que les espoirs en l'IA s'estompent
Pourquoi c'est important
Cette initiative marque une étape clé dans la transformation numérique de l'Afrique. Le Nigeria, avec plus de 107 millions d'utilisateurs d'Internet et la plus grande économie numérique du continent, souffre depuis longtemps de contraintes numériques telles qu'un accès au cloud lent et coûteux—des lacunes qu'OAfabric cible directement.
L'économie numérique africaine devrait passer de 180 milliards de dollars en 2025 à 712 milliards de dollars d'ici 2050, alors que la pénétration actuelle d'Internet n'est que de 43 %, bien en dessous de la moyenne mondiale de 68 %. Le déploiement d'OAfabric contribue à réduire cet écart en réduisant la latence, en améliorant la fiabilité—comme l'illustre le rétablissement par OADC de 2 To de connectivité à Lagos en 48 heures après une défaillance de câble sous-marin, une tâche qui aurait autrement pu prendre trois mois.
De plus, cette plateforme peut évoluer de 1 Gbps à 100 Gbps et convient même aux charges de travail de colocation hybrides et intensives en IA. Les connexions sécurisées et directes atténueront les risques liés au routage via Internet public hors réseau.
OADC prévoit de déployer OAfabric sur d'autres marchés africains dans les mois à venir, construisant une dorsale d'interconnexion panafricaine prête pour la prochaine vague d'innovation numérique.

