• Meta prolonge l'interdiction des nouvelles publicités politiques et sociales après le jour du scrutin.
  • Cette politique a été introduite en 2020 pour limiter la désinformation pendant les périodes électorales critiques.

Que s’est-il passé

Meta, la société mère de Facebook et Instagram, a prolongé son interdiction préélectorale des nouvelles publicités couvrant des sujets politiques et sociaux jusqu’à la fin de la semaine. Cette politique, qui vise à réduire le risque de campagnes de désinformation de dernière minute, devait initialement être levée à la fin du jour du scrutin. Cependant, lundi, Meta a annoncé que la restriction publicitaire resterait en place temporairement, sans date de fin confirmée pour l’instant.

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Cette prolongation affecte les nouvelles publicités politiques et liées à des enjeux qui n’avaient pas encore reçu au moins une impression avant le 29 octobre, date à laquelle l’interdiction est entrée en vigueur. Meta a mis en place cette politique pour la première fois en 2020, après que le PDG Mark Zuckerberg a affirmé que « le meilleur antidote aux discours nuisibles est plus de discours », tout en reconnaissant que la période électorale nécessitait des garanties supplémentaires. L’objectif de Meta est d’empêcher la propagation de déclarations non vérifiées qui pourraient influencer les opinions dans les dernières heures avant le vote.

Cette année, les groupes pro-Biden et pro-Trump ont dépensé des sommes importantes sur les plateformes de Meta, ce qui fait de ce gel publicitaire un développement notable pour les campagnes.

Pourquoi c’est important

La prolongation par Meta de son interdiction des publicités politiques souligne le rôle croissant que jouent les entreprises technologiques dans l’intégrité des élections. Cette politique, initialement mise en place lors du cycle électoral controversé de 2020, vise à freiner la désinformation, offrant aux vérificateurs de faits et aux journalistes une fenêtre pour examiner le contenu avant qu’il ne se propage largement. Bien que les publicités déjà diffusées restent visibles, tout nouveau contenu politique est restreint jusqu’à ce que Meta lève l’interdiction plus tard cette semaine.

Google met en œuvre des restrictions similaires, mais seulement après la fermeture des bureaux de vote, ce qui met en évidence les approches contrastées des géants de la technologie concernant le contenu en période électorale. Alors que Meta et Google renforcent leurs politiques limitant les nouvelles publicités politiques, cela reflète des préoccupations plus larges au sein de l’industrie technologique concernant la transparence, la désinformation et leur impact potentiel sur les processus démocratiques.