• LuLu doit prendre la forme d’un câble côtier d’environ 500 km reliant Mombasa à Lamu via cinq points d’atterrissement
  • Le projet associe un tracé sous-marin à un tracé terrestre et vise une mise en service au deuxième trimestre 2028, sous réserve de la conclusion des contrats

Les faits

INDOI, Blue Trade Investments et leurs partenaires ont annoncé à ITW Africa le projet LuLu Coastal Cable System. Ce système d’environ 500 km longerait la côte kényane de l’océan Indien entre Mombasa et Lamu. Cinq points d’atterrissement sont prévus à Mombasa, à la Vipingo Special Economic Zone, à Kilifi, à Malindi et à Lamu. Outre le câble sous-marin, le projet comprend un tracé terrestre parallèle destiné à offrir une voie de remplacement si une partie du réseau est perturbée.

INDOI pilote le développement du système et devrait en être propriétaire et exploitant. Blue Trade est le partenaire chargé de l’atterrissement au Kenya et gérera les échanges avec les autorités réglementaires locales ainsi que les travaux de réalisation. Parmi les autres partenaires cités dans l’annonce figurent ARISE Integrated Industrial Platforms, AfriTrade Consulting Group et Kingdom Bank. LuLu devrait être prêt à entrer en service au deuxième trimestre 2028, sous réserve de la conclusion des contrats.

L’annonce décrit un système encore à l’état de projet, et non une infrastructure achevée, et n’indique ni que la construction a commencé ni que l’intégralité du financement du projet a été obtenue.

L’analyse

Cinq points d’atterrissement offriraient aux opérateurs du littoral kényan davantage de sites de raccordement au système qu’une simple liaison entre Mombasa et Lamu. Pour les réseaux desservant Vipingo, Kilifi ou Malindi, cela pourrait constituer un autre moyen d’acheminer le trafic le long de la côte une fois LuLu en service.

Le tracé terrestre prévu est également important, car LuLu est présenté comme un système protégé. Mais l’existence de deux tracés ne signifie pas automatiquement qu’ils sont totalement indépendants. Si les voies sous-marine et terrestre finissent par partager les mêmes équipements d’atterrissement, une infrastructure locale en fibre ou un autre tronçon vulnérable, une seule défaillance pourrait encore affecter les deux. Les clients devront voir comment les tracés sont réellement construits avant d’évaluer le niveau de protection qu’ils assurent.

Pour les lecteurs de BTW, LuLu pourrait ajouter à la fois de nouveaux points d’accès côtiers et un autre itinéraire entre eux, mais ces avantages ne sont pour l’instant que des éléments du projet. Les cartes des tracés, les modalités d’atterrissement et l’avancement de la construction montreront si les deux voies offrent la séparation que les opérateurs attendraient d’un service résilient. L’échéance du deuxième trimestre 2028 reste un objectif soumis à la conclusion des contrats.

À surveiller

Il faudra surveiller la signature des accords d’atterrissement et de fourniture, l’obtention des autorisations et le début de la construction. Des cartes plus détaillées des tracés sous-marin et terrestre seront particulièrement importantes, car elles montreront où les deux voies restent distinctes et où elles pourraient partager des infrastructures. L’avancement vers la mise en service déterminera si le projet respecte son objectif de mise en service en 2028.