Résumé
- L’analyse de la dépendance d’interconnexion de LACNIC examine comment le peering, le transit, les IXP, la concentration en amont et la réputation des routes transforment les enregistrements d’adresses en infrastructure de négociation.
- Lorsque la rareté IPv4 fait des adresses un capital, la neutralité du registre affecte la capacité d’un titulaire à préserver la continuité des clients lors des changements de routage, des preuves RPKI/ROA et des effets secondaires des IRR.
- Un registre régional crédible reste suffisamment étroit pour préserver une identité portable plutôt que d’ajouter un deuxième gardien à des marchés d’interconnexion déjà concentrés.
Un FAI régional ne négocie pas l’interconnexion en tant qu’acheteur technique vide. Il négocie en portant toutes les dépendances que les clients ont déjà construites autour de ses numéros. Imaginez un réseau de taille moyenne en Amérique latine se préparant à un nouveau contrat de transit. Il dessert des parcs d’activités, des systèmes municipaux, des clients d’hébergement, des fournisseurs de sécurité, des processeurs de paiement et un petit ensemble de charges de travail cloud régionales.
Il possède un ASN, des adresses IPv4 enregistrées dans la région LACNIC, des objets de route encore utilisés par certaines contreparties pour les filtres, des ROA qui permettent la validation d’origine, des entrées DNS inverses dont les clients ont cessé de remarquer l’existence parce qu’elles n’ont pas échoué, et un historique attaché à des préfixes qui sont apparus depuis longtemps comme faisant partie d’une activité stable d’accès et d’hébergement. La réunion commerciale avec un fournisseur en amont semble porter sur les engagements, les ports, la tarification des pics, la latence et les tables de routage.
En réalité, il s’agit aussi de savoir si le FAI peut conserver son identité publique tout en changeant qui transporte les paquets.

