Résumé
- Les résultats du 10 juillet et l'avis du 14 juillet clôturant sans recours la période de contestation réservaient la validité finale au ministre. Meutya Hafid a signé le 21 juillet sans rouvrir les enchères.
- En 700MHz, XLSmart reçoit 30MHz pour 1 060,2 milliards Rp, Telkomsel 20MHz pour 642,5 milliards Rp et Indosat 20MHz pour 507,48 milliards Rp.
- En 2,6GHz, Telkomsel reçoit 80MHz pour 545,84 milliards Rp, Indosat 60MHz pour 372 milliards Rp et XLSmart 50MHz pour 231,6 milliards Rp.
- Le total calculé atteint 3 359,62 milliards Rp. Il ne représente ni le capex complet, ni un coût annuel, un chiffre d'affaires ou un paiement intégral vérifié le jour de la signature.
Une adjudication de fréquences comporte au moins deux moments: le classement économique et la naissance du droit définitif. Komdigi a publié les offres gagnantes le 10 juillet tout en indiquant que seule la désignation ministérielle rendrait les opérateurs valablement titulaires. Le 14 juillet, aucun recours n'avait été déposé avant l'heure limite. La signature du 21 juillet a donc fermé la dernière étape juridique.
Il ne s'agit pas d'une deuxième vente. Les six montants et les largeurs de bande restent ceux déjà classés. Ce qui change est la capacité des opérateurs à passer d'une position provisoire à la licence, au paiement et à l'exécution des engagements.
XLSmart achète la portée, Telkomsel la plus grande option de capacité
Dans la bande 700MHz, XLSmart a remporté 30MHz au prix de 35,34 milliards Rp par MHz, soit 1 060,2 milliards Rp. Telkomsel obtient 20MHz à 32,125 milliards Rp par MHz, totalisant 642,5 milliards Rp. Indosat dispose également de 20MHz, mais à 25,374 milliards Rp par MHz, soit 507,48 milliards Rp.
Une fréquence basse se propage généralement plus loin et traverse mieux les bâtiments qu'une fréquence élevée. La largeur obtenue par XLSmart lui donne donc une option particulière pour étendre la portée ou renforcer la couverture intérieure. Ce n'est pas une mesure de couverture actuelle. Sites, antennes, radios, fibre de collecte, puissance, terminaux et portefeuille de fréquences existant détermineront le résultat.
Dans la bande 2,6GHz, l'ordre s'inverse. Telkomsel prend 80MHz à 6,823 milliards Rp par MHz, soit 545,84 milliards Rp. Indosat obtient 60MHz à 6,2 milliards Rp par MHz, soit 372 milliards Rp. XLSmart reçoit 50MHz à 4,632 milliards Rp par MHz, totalisant 231,6 milliards Rp.
Cette bande médiane offre davantage de largeur pour la capacité 5G dans les zones où un réseau dense et la demande la justifient. Telkomsel possède donc le plus grand bloc de capacité nouvellement attribué. Indosat occupe une position intermédiaire cohérente, avec 20MHz en bande basse et 60MHz en 2,6GHz. Aucune largeur ne suffit toutefois à établir le débit, la part de marché ou le bénéfice futur.
Le prix du droit ne couvre pas le prix du réseau
La somme des six montants donne 3 359,62 milliards Rp. Ce total décrit les offres gagnantes publiées. Il ne doit pas être confondu avec l'investissement total nécessaire au déploiement.
Les opérateurs devront encore financer les radios, les antennes, la modernisation des sites, le raccordement, l'énergie, les logiciels, les essais et la commercialisation. Les sources consultées n'établissent pas non plus que l'intégralité de la somme a été encaissée le 21 juillet. Les conditions de paiement et les titres de licence sont les prochaines pièces attendues.
Comparer directement le prix par MHz entre 700MHz et 2,6GHz serait trompeur. Une unité de bande basse ne produit pas la même portée ni la même rareté qu'une unité de bande médiane. Le coût d'opportunité dépend aussi des actifs déjà détenus par chaque groupe et de la façon dont les nouvelles fréquences complètent son réseau.
Le rendement ne pourra être évalué qu'en rapprochant dépenses supplémentaires, trafic, prix, qualité et fidélisation. Le montant d'enchère est le prix d'accès à cette équation, pas sa solution.
Les obligations sur cinq ans transforment les droits en calendrier
Les gagnants devront acquitter les redevances applicables et, dans un délai de cinq ans, fournir au moins la 4G dans des localités sélectionnées parmi un ensemble ministériel de 538 villages ou quartiers. Le texte ne donne pas les 538 localités à chacun des trois opérateurs.
Ils devront aussi atteindre au moins 51% de la population nationale en 5G dans les villes et départements auxquels ils se sont engagés. Il s'agit d'un objectif futur. Il ne prouve pas une couverture actuelle de 51%, et les engagements propres à chaque opérateur restent nécessaires pour mesurer l'effort additionnel.
La séquence d'exécution comprend la licence, le règlement, la planification radio, les commandes, l'accès aux sites, le raccordement, l'intégration, les tests et la vérification de couverture. La bande basse peut réduire le nombre de sites requis pour atteindre un territoire, sans supprimer le besoin de transport ou de qualité. La bande médiane peut augmenter la capacité, à condition que suffisamment de sites et de terminaux l'utilisent.
Les prochains indicateurs doivent être séparés: calendrier de paiement, plan d'investissement, zones visées, mise en service, qualité observée et monétisation. Cette séparation empêchera de prendre une obligation réglementaire pour un service livré ou une largeur spectrale pour un profit.
Le 21 juillet, l'incertitude juridique a pris fin. L'incertitude économique, elle, change simplement d'adresse. Elle ne porte plus sur l'identité des titulaires, mais sur la manière dont XLSmart, Telkomsel et Indosat transformeront trois combinaisons différentes de portée et de capacité en réseaux utilisables, conformes et rentables avant l'échéance de cinq ans.

