- Les opérateurs mobiles ont réduit les émissions de scope 1 et 2 de 8 % entre 2019 et 2023, mais doivent doubler le rythme pour les réduire de moitié d’ici 2030.
- Les émissions de la chaîne d’approvisionnement (scope 3), représentant 70 % du total, restent un défi majeur pour les ambitions de neutralité carbone du secteur.
Ce qui s’est passé: la GSMA avertit que les émissions de l’industrie mobile ne baissent pas assez vite
Le dernier rapport GSMA Mobile Net Zero montre qu’entre 2019 et 2023, les opérateurs mobiles ont réduit leurs émissions de scope 1 et 2 de 8 %, pour un total de 125 millions de tonnes métriques de CO₂e, soit environ 0,2 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cependant, pour atteindre l’objectif de réduire de moitié les émissions d’ici 2030 dans le cadre d’une cible plus large de neutralité carbone d’ici 2050, l’industrie doit à peu près doubler son rythme actuel. Entre 2019 et 2023, 70 % des émissions provenaient des chaînes d’approvisionnement (scope 3), totalisant environ 290 millions de tonnes de CO₂e.
Alors que des régions comme l’Europe et les Amériques ont connu des baisses marquées — l’Europe a réalisé une réduction de près de 60 % par connexion et l’Amérique du Nord a réduit ses émissions de moitié — l’Asie-Pacifique est restée à la traîne, avec seulement une réduction de 9 %, et la Chine a même vu ses émissions augmenter avant de modestes réductions en 2024. La GSMA attribue ces améliorations à l’arrêt des réseaux hérités, à la diminution de la dépendance au diesel et à l’adoption accrue des énergies renouvelables.
Lire aussi: TM Forum et GSMA lancent un programme mondial de certification API
Lire aussi: Gopal Vittal nommé président du conseil d’administration de la GSMA
Pourquoi c’est important
Bien que les émissions diminuent, le rythme actuel est insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques. La GSMA souligne la nécessité de doubler le taux de réduction annuel et d’améliorer les mesures politiques, l’accès aux énergies renouvelables et la collaboration au sein de la chaîne d’approvisionnement. La forte dépendance de l’industrie aux émissions de la chaîne d’approvisionnement met en évidence un domaine où l’action collective est essentielle. Sans efforts accélérés, le secteur mobile risque de prendre du retard dans les efforts mondiaux de décarbonation et de manquer ses propres objectifs de durabilité.

