• Ericsson s'associe à des opérateurs africains pour lancer Aduna, une plateforme neutre axée sur le partage de réseau et les opérations.
• L'entreprise vise à améliorer les performances de l'infrastructure tout en réduisant les doublons entre les multiples opérateurs de la région.


Que s'est-il passé: Plateforme RAN commune pour desservir l'Afrique subsaharienne

Ericssona finalisé le lancement d'Aduna, une nouvelle coentreprise axée sur le partage des infrastructures télécoms en Afrique subsaharienne. L'entreprise basée en Suède collabore avecMTNGroup, Orange Middle East and Africa et e& pour former une « société de plateforme neutre » basée en Côte d'Ivoire. La société fonctionnera de manière indépendante et est conçue pour gérer les réseaux d'accès radio multi-opérateurs (RAN), y compris la conception, l'approvisionnement, le déploiement et l'optimisation des actifs réseau.

Aduna est soutenue par quatre des plus grands opérateurs de la région, qui desservent ensemble des centaines de millions d'abonnés. Ericsson ne détiendra pas de participation majoritaire, mais fournira un support technique et une expertise en infrastructure. Les partenaires indiquent que l'entreprise vise à étendre la couverture et à améliorer la rentabilité en consolidant les infrastructures qui se chevauchent dans les zones où les opérateurs individuels sont actuellement en concurrence. Selon l'annonce d'Ericsson, Aduna devrait commencer ses opérations plus tard en 2025, sous réserve des approbations réglementaires.

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Pourquoi c'est important

La coentreprise Aduna reflète une tendance croissante à la consolidation des télécommunications, où l'infrastructure réseau est de plus en plus considérée comme un service public partagé plutôt que comme un actif concurrentiel. Dans des marchés comme l'Afrique subsaharienne, où les lacunes de couverture et les coûts de déploiement élevés restent courants, l'approche commune pourrait aider les opérateurs à atteindre les régions non desservies ou mal desservies.

Les modèles RAN partagés ont déjà été adoptés dans certaines régions d'Europe et d'Asie, avec des résultats montrant à la fois des économies de dépenses en capital et des déploiements plus rapides.

L'implication de grands acteurs comme MTN et Orange donne du poids au projet, tandis que le rôle limité d'Ericsson en matière de participation suggère que l'entreprise passe de la propriété à la fourniture de services. Toutefois, des préoccupations subsistent concernant la concurrence, la gestion du spectre et la responsabilité dans une configuration multilocataire. À mesure que le secteur des télécommunications de la région évolue, le partage des infrastructures pourrait déterminer la rapidité avec laquelle les services 4G et 5G deviennent disponibles en dehors des centres urbains.

En éliminant les doublons, des entreprises comme Aduna pourraient modifier la façon dont les opérateurs télécoms investissent et se font concurrence sur les marchés émergents.