La publication du rapport Mobility de juin 2025 d'Ericsson donne le ton: les fournisseurs de services en Afrique subsaharienne se tournent vers la fintech et l'accès sans fil fixe (FWA) tandis que la 4G et le déploiement précoce de la 5G remplacent progressivement les technologies héritées. L'aspect utile n'est pas le chiffre prévisionnel en lui-même, mais la pression commerciale sous-jacente. Si la demande de données mobiles augmente alors que le revenu moyen par utilisateur (ARPU) grand public reste contraint, les opérateurs ont besoin de services qui rendent le réseau d'accès plus qu'un simple tuyau de données prépayées.

C'est pourquoi l'argent mobile côtoie la modernisation radio et du réseau central dans cette histoire. L'extension du partenariat d'Ericsson avec MTN a placé MTN Mobile Money sur la plateforme de portefeuille Ericsson et décrit une base de clients africains avec des dizaines de millions d'utilisateurs actifs de MoMo.

Les travaux de modernisation du réseau central menés séparément par MTN avec Ericsson au Nigeria et en Afrique du Sud mettent en évidence l'aspect infrastructure du même problème: les paiements, le haut débit, les services aux entreprises et la préparation à la 5G autonome nécessitent un cœur de réseau plus propre, pas seulement plus de tours.

AXIAN Telecom apporte le deuxième élément de preuve. Ericsson et AXIAN ont annoncé des travaux de modernisation à Madagascar et en Tanzanie, incluant l'accès radio, le transport micro-ondes, les systèmes de cœur de réseau, l'expansion de la 4G et les activités de lancement de la 5G. Cela ne prouve pas une victoire d'Ericsson à l'échelle continentale. Cela montre la forme de la demande: les opérateurs africains mettent à niveau les couches réseau là où l'accès mobile, les substituts du haut débit fixe et les services financiers numériques se rencontrent de plus en plus dans la même relation client.

Le risque est que la rhétorique de l'inclusion dépasse l'économie opérationnelle. L'accès sans fil fixe peut étendre le haut débit aux ménages et aux petites entreprises là où la fibre est difficile à justifier, mais il consomme également du spectre, de la capacité de backhaul et de site. L'argent mobile renforce l'attachement des clients, mais il accroît les exigences en matière de fiabilité, de sécurité, d'API et de réglementation. Ericsson en profite si les opérateurs achètent ces capacités dans le cadre d'un programme de modernisation intégré.

Elle perd de sa force si la fintech, la FWA et la 5G restent des affirmations produits distinctes plutôt que des dépenses réseau intégrées.