• L'instabilité de la direction d'AFRINIC et ses crises électorales répétées menacent l'infrastructure numérique de l'Afrique et la confiance des investisseurs.
  • Rétablir la stabilité par des élections équitables et transparentes et de solides garde-fous de gouvernance est essentiel pour permettre la croissance des réseaux, l'allocation des ressources IP et les services numériques.

Crise de leadership: compromettre la croissance numérique

AFRINIC est dépourvue d'un conseil d'administration pleinement fonctionnel depuis que ses problèmes de gouvernance se sont aggravés. Selon les rapports, l'élection de juin 2025 a été annulée en raison de problèmes de procédure contestés — bien que les votes par procuration eux-mêmes aient été valides — ce qui a conduit à l'élimination de votes valides et a érodé la confiance des parties prenantes.

En septembre 2025, AFRINIC a rouvert le vote en ligne pour son conseil, dans ce qu'elle a appelé une remise à zéro après une paralysie de la gouvernance. Malgré l'appel de l'ISPA à la participation et son soutien à une liste de candidats, les observateurs ont continué à exprimer des inquiétudes concernant des irrégularités et des écarts par rapport aux statuts d'AFRINIC. Sans une direction crédible, AFRINIC peine à remplir ses fonctions essentielles, retardant l'allocation d'adresses IP et sapant la confiance dans son rôle.

Coût pour l'économie numérique: du retard aux dégâts

Le dysfonctionnement d'AFRINIC n'est pas seulement un problème de gouvernance — il a des conséquences économiques réelles. Les FAI et les opérateurs de réseau ont signalé des retards dans l'obtention d'adresses IP, ce qui ralentit à son tour le déploiement de nouvelles infrastructures et augmente les coûts de connectivité.

Pour les pays africains cherchant à développer les services numériques, le commerce électronique, l'infrastructure cloud et le travail à distance, l'incertitude autour de la gouvernance de l'internet ajoute un risque. Les investisseurs pourraient hésiter là où les opérations de registre fondamentales sont perçues comme instables ou politiques. Lorsque AFRINIC ne peut pas attribuer de manière fiable les ressources de numérotation, la transformation numérique ralentit et la compétitivité du continent peut s'éroder.

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La nécessité de solides garanties: restaurer la confiance

Pour protéger l'économie numérique africaine, les processus électoraux d'AFRINIC doivent reposer sur des normes constitutionnelles et de solides garanties. Premièrement, des procédures transparentes de nomination, de vote et de vérification doivent être appliquées afin que les votes de tous les membres soient comptés de manière équitable. La supervision — juridique, technique et communautaire — est essentielle pour prévenir la manipulation ou les abus.

Deuxièmement, les institutions externes et internes doivent reconnaître que la stabilité dépend de la responsabilisation. L'affaire pénale de l'ISPA concernant les votes par procuration irréguliers montre que les membres attendent une surveillance exécutoire. Et la pétition de Cloud Innovation pour dissoudre AFRINIC souligne l'urgence d'une réforme structurelle. Ce n'est qu'avec des contrôles crédibles et des pratiques constitutionnelles exécutoires qu'AFRINIC peut garantir aux parties prenantes que les élections ne sont pas seulement symboliques, mais aussi réparatrices.

Conclusion: préserver l'avenir numérique de l'Afrique

Le sort de l'intégrité électorale d'AFRINIC est profondément lié à la santé de l'économie numérique africaine. Sans une gouvernance stable, les retards dans la gestion des adresses IP, le déploiement des infrastructures et l'expansion des services numériques se poursuivront. La restauration d'une direction stable, garantie par des garde-fous constitutionnels, n'est pas facultative — c'est une nécessité.

La stabilité est importante — pour la confiance, la croissance, la souveraineté. Si AFRINIC peut organiser dès maintenant des élections crédibles, cela peut aider à garantir un avenir numérique prospère pour l'Afrique; si elle échoue, les coûts se répercuteront sur l'économie, l'accès à internet et l'autonomie régionale.