• L'extension de DARE1 ajoutera des atterrissages en Tanzanie, au Mozambique et à Madagascar avant d'atteindre Mtunzini, en Afrique du Sud.
• Le projet renforce la diversité des routes au-delà des systèmes EASSy et SEACOM existants, avec une mise en service prévue pour 2028.
Que s'est-il passé: DARE1 s'étend vers le sud
Djibouti Telecomconfirme les plans d'extension de son câble sous-marinDjibouti Africa Regional Express 1 (DARE1)vers le sud-est, de Mombasa, Kenya, jusqu'à Mtunzini, sur la côte est de l'Afrique du Sud. La construction de plus de 3 000 kilomètres ajoutera de nouveaux points d'atterrissage à Mahajanga et Toliary (Madagascar), Nacala, Beira et Maputo (Mozambique), ainsi qu'à Dar es Salaam et Mtwara (Tanzanie).
La nouvelle branche se connectera de manière transparente à la station principale de Mombasa, où le câble DARE1 existant — reliant déjà Djibouti, la Somalie et le Kenya — est opérationnel depuis 2021. Selon l'opérateur, la construction est prévue pour 2026, avec une mise en service commerciale d'ici 2028.
DARE1 a été conçu à l'origine avec trois paires de fibres et une capacité de 36 Tbps, soutenu par un consortium incluant Djibouti Telecom, Telkom Kenya et les partenaires somaliens Hormuud et Somtel. L'extension s'appuiera sur cette base, offrant une bande passante supplémentaire à l'une des régions internet à la croissance la plus rapide du continent (TechAfrica News).
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Pourquoi c'est important
Cette initiative répond directement aux préoccupations concernant la fragilité du réseau. Une grande partie de l'Afrique de l'Est a connu des pannes suite aux défaillances simultanées des câbles SEACOM et EASSy l'année dernière, démontrant le risque lié à un nombre limité de routes sous-marines. En créant un chemin parallèle vers l'Afrique du Sud, DARE1 réduit la latence pour le trafic interrégional et diminue le risque de points de défaillance uniques.
L'extension promet également des avantages stratégiques pour les entreprises et les gouvernements. Elle favorise le développement des écosystèmes cloud et fintech, promeut le commerce transfrontalier et les services numériques, et améliore la portée des plateformes de santé et d'éducation. Il est prévu que les pays enclavés comme l'Éthiopie puissent bénéficier indirectement d'un meilleur backhaul via leurs voisins côtiers.
Par ailleurs, Djibouti renforce sa position de hub de connectivité. Pour que le Kenya rivalise avec les géants mondiaux tels que le câble Equiano de Google et le câble 2Africa soutenu par Meta, des investissements substantiels ont été réalisés dans les infrastructures régionales, y compris par le Malawi. Compte tenu de la concurrence croissante des passerelles alternatives, il est tout aussi crucial de maintenir Mombasa comme point d'atterrissage vital.
En fin de compte, l'expansion de DARE1 vers le sud n'est pas seulement une question de capacité, mais de résilience, d'intégration régionale et de préservation de l'avenir numérique de l'Afrique.

