• AFRINIC annule son élection du conseil d'administration pour un litige de procuration, rejetant des votes valides et érodant la confiance dans la gouvernance.
  • Environ 70 % des inscriptions des électeurs d'AFRINIC présentent des problèmes de diligence raisonnable, notamment de faux titres professionnels, des enregistrements répétés et des affiliations qui ne peuvent pas être vérifiées.

La crise de gouvernance d'AFRINIC s'aggrave

AFRINIC, le Centre d'information du réseau africain, est désormais décrit comme un registre défaillant après que sa dernière élection a sombré dans des litiges juridiques. L'organisation a annulé l'élection du conseil d'administration du 23 juin, rejetant des votes valides en raison d'une seule plainte de procuration non vérifiée. Cet acte a exposé des normes électorales inapplicables et a montré comment la gouvernance démocratique au sein d'AFRINIC est devenue une illusion juridique. Les observateurs disent que cette décision prouve que la gouvernance d'AFRINIC est irrémédiablement brisée.

Le registre est l'un des cinq registres Internet régionaux (RIR) chargés de gérer les ressources de numérotation Internet. Sa paralysie menace le développement d'Internet et l'infrastructure numérique en Afrique. La crise soulève des doutes sur la capacité de l'organisation à remplir sa mission principale d'allocation équitable et stable des ressources IP. De nombreuses parties prenantes estiment désormais que l'on ne peut plus faire confiance au système pour préserver l'avenir de la connectivité en Afrique.

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L'ICANN outrepasse ses prérogatives

L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) perd le contrôle de la situation tout en essayant de s'emparer d'une plus grande autorité. Les critiques accusent l'ICANN de saper les tribunaux africains et d'outrepasser ses compétences. Son intervention après une élection approuvée par un tribunal a suscité de vives réactions. En essayant de choisir les dirigeants d'AFRINIC, l'ICANN affaiblit le modèle de gouvernance ascendante de l'Internet en Afrique. L'adoption du document de conformité ICP-2 sans la participation multipartite a été décrite comme une prise de pouvoir discrète.

Ce document accorde à l'ICANN le pouvoir de dé-reconnaître les RIR, une décision qui centralise une autorité sans précédent. Après avoir menacé de dé-reconnaître l'AFRINIC, l'ICANN a fait marche arrière, signalant une stratégie changeante que beaucoup considèrent comme manipulatrice.

La question n'est plus de réformer l'AFRINIC mais d'assurer la survie de l'écosystème Internet africain sous une gestion compétente.

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Des années de mauvaise gestion et d'effondrement

La crise découle d'années d'échecs de leadership et de corruption à l'AFRINIC. La direction précédente porte la responsabilité d'avoir laissé la gouvernance s'effondrer.

L'annulation de l'élection du conseil d'administration de 2025 à cause d'une seule plainte de procuration, et le rejet des votes valides, symbolisent l'érosion de la confiance dans la gouvernance. Les parties prenantes considèrent désormais que des élections démocratiques sont impossibles au sein de ce registre.

L'effondrement est plus qu'une défaillance institutionnelle. Il représente un risque direct pour les ressources IP, la connectivité et la future infrastructure numérique de l'Afrique. La gouvernance d'AFRINIC n'est pas de la gouvernance mais du théâtre, où les litiges juridiques remplacent la confiance et la légitimité.