Résumé
- Environ 99 % de la connectivité internationale de l’Australie dépend des câbles sous-marins, alors que la plupart des perturbations sont encore causées par des ancres ou des chalutiers.
- Le rapport appelle également à un renforcement de la surveillance des fonds marins, à des exercices régionaux et à une plus grande capacité militaire pour protéger les câbles.
Les faits
Le National Security College de l’Australian National University a publié un rapport le 10 août appelant à une meilleure protection du réseau de câbles sous-marins de l’Australie. L’étude, en partie financée par le Department of Defence, indique qu’environ 99 % de la connectivité internationale de l’Australie dépend des câbles sous-marins. Elle recommande un accès prioritaire aux services de réparation de câbles, un renforcement de la surveillance des fonds marins et des exercices conjoints avec l’ASEAN et d’autres partenaires régionaux.
Le rapport cite des attaques présumées dans les eaux européennes et autour de Taïwan, tout en notant que la plupart des dommages aux câbles restent accidentels. Il attribue 86 % des perturbations aux ancres ou aux chalutiers, 7 % aux catastrophes naturelles, 4 % à l’abrasion et 3 % à des défaillances. Les sabotages présumés sont exclus de cette répartition car peu de cas ont été prouvés. Le rapport exhorte également l’armée australienne à améliorer la surveillance des fonds marins et d’autres capacités utilisées pour protéger les infrastructures sous-marines.
L’évaluation
La maintenance et la réparation des câbles sous-marins sont concentrées entre les mains d’un petit nombre d’opérateurs internationaux. Cela signifie que l’identification d’une rupture n’est qu’une partie du rétablissement du service; un navire spécialisé et son équipage doivent encore être disponibles. La proposition d’accès prioritaire du rapport vise à garantir cette capacité avant qu’un incident ne se produise.
Cela est distinct de la prévention du sabotage. Quelle que soit la cause de la rupture, le câble endommagé doit tout de même être réparé. Un accord prioritaire n’empêcherait pas qu’un câble soit coupé et n’ajouterait pas de navires à la flotte de réparation. Il donnerait à l’Australie une voie convenue vers la capacité de réparation existante lorsqu’elle est nécessaire.
Pour les lecteurs de BTW, le rapport traite les accords de réparation comme faisant partie de la planification de la sécurité. L’Australie est exhortée à garantir l’accès à des navires et équipages spécialisés avant une perturbation, plutôt que de s’organiser une fois qu’un câble est déjà endommagé.
À surveiller
Le rapport doit être officiellement lancé le 11 août. Toute mesure du gouvernement visant à négocier des accords de réparation prioritaire ou à développer une capacité navale de réparation transformerait ses recommandations en une planification concrète. Des exercices régionaux avec les partenaires de l’ASEAN et les progrès de l’association proposée des opérateurs de câbles étendraient ce travail au-delà de l’Australie.

