Résumé
- Les candidatures à la sélection du co-président du PDP ferment le 29 octobre à 23 h 59 UTC ; AFRINIC annonce la liste pour le 6 novembre à 14 h UTC.
- Il s’écoule exactement 7 jours, 14 heures et 1 minute. Le guide électoral 2026 mentionne par ailleurs deux semaines pour l’examen des candidatures, tout en précisant que ces durées ne sont qu’indicatives.
- Un examen au fil de l’eau peut rendre les deux données compatibles. Un reçu de traitement, public sous forme agrégée et pseudonymisée, permettrait d’en apporter la preuve sans dévoiler les dossiers.
Le calcul utile s’arrête à 182 heures et une minute
Le 29 octobre 2026 à 23 h 59 UTC, la période d’inscription publiée pour le prochain co-président du PDP prendra fin. Le 6 novembre à 14 h UTC, la liste des candidats doit paraître. L’intervalle maximal après la clôture est donc de 182 heures et une minute.
Ce chiffre mérite d’être établi avec précision, puis manié avec retenue. Il ne dit pas que le NomCom dispose seulement de ce temps pour toutes les candidatures. Il ne dit pas non plus que quatorze jours constituent un minimum opposable.
Dans la section 18 du guide électoral, AFRINIC propose un enchaînement général : quatre à six semaines pour l’appel à candidatures, deux semaines pour la vérification, une liste une semaine avant le vote, puis cinq jours de vote. Or le texte annonce sans ambiguïté que les durées du tableau sont « indicatives seulement ». La désignation du co-président, elle, se fera par consensus du PDWG lors de la réunion publique du 18 novembre, et non par scrutin. Il serait donc artificiel de transformer chaque ligne consacrée au vote en règle applicable mot pour mot à cette sélection.
La lecture la plus favorable est simple. Le NomCom peut ouvrir un dossier dès sa réception. Une candidature reçue au début d’octobre peut être examinée pendant que l’appel reste ouvert ; la période suivant la clôture sert alors aux dossiers tardifs, aux demandes de précision et à l’assemblage de la liste finale. Cette organisation est plausible et probablement rationnelle. Elle n’est toutefois pas décrite sur les pages publiques consultées.
Une candidature n’est pas une case cochée
Le mandat du NomCom, tel que le fixe le guide, comprend la réception et le traitement des candidatures, un entretien lorsque cela paraît opportun, la vérification de l’éligibilité et la préparation de la liste finale. Les critères propres au co-président mobilisent plusieurs types de preuve : résidence dans la région de service, connaissance du PDP et de la pratique du consensus, activité sur les listes de discussion, participation à des événements AFRINIC, expérience technique, absence de conflit avec une proposition en cours et soutien de deux Resource Members distincts en règle.
Ces éléments ne deviennent pas nécessairement vérifiables au même moment. Un formulaire peut être déposé avant l’arrivée d’un second soutien. Une pièce peut être lisible mais demander confirmation. Une précision peut corriger la forme sans modifier le fond. Il faut donc distinguer la date de dépôt, la date de complétude, l’entrée en examen, la décision d’éligibilité et l’inscription sur la liste.
Le calendrier actuel ne donne que le bord d’entrée et le bord de sortie. Il ne précise pas le seuil de complétude, l’affectation des examinateurs, l’existence d’une seconde lecture, le traitement du délai de réponse ou la voie de correction avant publication. Cette absence ne prouve aucune inégalité. Elle empêche simplement de vérifier que le traitement au fil de l’eau a bien appliqué les mêmes étapes substantielles à des dossiers arrivés à des moments différents.
L’épreuve du dossier remis à la dernière minute
Prenons un cas hypothétique : un dossier n’est complet qu’à 23 h 59 le 29 octobre. Rien ne permet d’affirmer qu’un tel dossier sera déposé. Mais aucun comité ne peut achever la vérification d’informations qui ne lui sont pas encore parvenues. Cette candidature ne peut donc bénéficier, après sa complétude, que de l’intervalle restant avant le 6 novembre.
Un dossier précoce peut séjourner quatorze jours dans le circuit ; un dossier tardif, non. Ce n’est pas automatiquement injuste. L’égalité de traitement porte sur les contrôles pertinents, la compétence de l’examen, la possibilité de répondre à une anomalie comparable et la traçabilité de la décision. Elle n’exige pas que tous les dossiers passent exactement le même nombre d’heures dans une file. Un cas simple se résout parfois vite ; utiliser tout le délai de candidature laisse aussi moins de marge à son auteur.
Le problème naît lorsqu’aucune trace ne permet de séparer cette explication légitime d’un traitement comprimé. Le public ignore alors si les derniers dossiers ont suivi le même parcours ou si le calendrier a imposé un raccourci. Les dates publiées ne tranchent pas.
Cette incertitude est d’autant plus évitable qu’AFRINIC présente les co-présidents comme les gardiens neutres du processus. Ils devront traiter les participants à égalité, motiver les constats de consensus et maintenir une procédure prévisible. La sélection de ces gardiens peut documenter les mêmes qualités sans ouvrir leurs informations privées.
Montrer le parcours sans ouvrir le dossier
Un reçu de traitement suffirait. Chaque candidature recevrait une clé pseudonyme. Le registre privé conserverait l’heure du premier dépôt, celle de la complétude, les catégories de pièces requises, l’affectation à un examinateur, l’éventuel entretien, les échanges de clarification, la décision, la notification et toute correction, contestation, renonciation ou clôture.
Lors de la publication de la liste, AFRINIC pourrait rendre publiques des statistiques agrégées : nombre de dossiers reçus au début, au milieu et à la fin de la période ; proportion complète dès réception ; délais médian et maximal par cohorte ; nombre de clarifications ; totaux complets, incomplets, éligibles, non éligibles et retirés. Les motifs peuvent rester assez généraux pour empêcher l’identification d’une personne.
Ce dispositif est une proposition de Theo March, pas un service annoncé par AFRINIC. Il respecte l’obligation de protection des données mentionnée dans le guide, tout en créant une chaîne entre candidature et liste. Une modification ultérieure ne remplacerait pas silencieusement l’ancien état : elle produirait un reçu de correction daté.
Le communiqué de juillet apporte le contexte, sans préjuger novembre. Lors de la première sélection de 2026, une seule personne avait été jugée éligible ; le second titulaire est donc resté en fonction jusqu’à la réunion du 18 novembre, où son poste doit être pourvu. Cette histoire ne permet pas d’estimer le nombre des futurs candidats. Elle explique seulement pourquoi la prochaine liste engage la continuité d’un rôle qui structure les décisions de consensus.
Sources
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