• Les électeurs à l'AGA d'AFRINIC ont accusé le personnel de les avoir retenus dans l'isoloir pendant près de deux heures sans explication
  • Des avocats et des groupes de défense des droits numériques ont déclaré que cela pourrait violer les droits civils fondamentaux et la liberté des électeurs
  • AFRINIC est resté silencieux, ce qui a accru la pression et les demandes d'une enquête indépendante

Chronologie des événements dans l'isoloir

Lors de la récente et très critiquée élection du conseil d'administration d'AFRINIC à Maurice, certains électeurs ont déclaré ne pas avoir été autorisés à quitter l'isoloir pendant près de deux heures. Ce signalement a suscité des inquiétudes concernant les droits des électeurs, la clarté des règles et l'équité du processus électoral au sein de l'organisation.

Les personnes présentes ont indiqué que l'incident s'est produit le jour du vote lors de l'Assemblée générale annuelle d'AFRINIC. Des témoins ont déclaré que les électeurs sont entrés dans la salle de vote. Ensuite, un groupe de plus de 12 personnes n'a pas pu sortir pendant près de deux heures. Des membres du personnel se tenaient près des portes. Les électeurs qui souhaitaient sortir pour voter se sont vu dire d'attendre la fin du scrutin.

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Réponse d'AFRINIC — ou absence de réponse

Jusqu'à présent, AFRINIC n'a fait aucune déclaration officielle concernant ces signalements. Les médias locaux et les groupes de la société civile ont demandé à plusieurs reprises une réponse, mais sans obtenir de réaction. Cela a accru les inquiétudes. Certains estiment que ce silence témoigne d'un manque de responsabilité.

Des représentants de groupes civils locaux ont également qualifié ce silence de grave. Ils ont ajouté que c'était d'autant plus inquiétant que cela s'est produit pendant une élection.

Cadre juridique et droits des électeurs

Conformément au droit international des droits de l'homme, y compris la Charte africaine, toute personne a le droit de circuler librement et de participer aux affaires publiques sans contrainte. Si des électeurs n'ont pas été autorisés à quitter la salle, cela pourrait violer ces droits fondamentaux. Certains experts juridiques ont déclaré que, si cela est avéré, cela pourrait être assimilé à une séquestration ou à une entrave à la liberté de mouvement sans motif légitime.

Des experts mauriciens, où AFRINIC a son siège, se sont également exprimés. Ils ont indiqué que de telles actions pourraient enfreindre les lois nationales. Un conseiller juridique a déclaré qu'aucune entité privée, même chargée d'organiser une élection, n'a le droit d'empêcher des personnes de circuler sans motif légal.

Indignation publique et appels à la responsabilité

Après l'incident, plusieurs groupes de défense des droits, dont des membres du Forum sur la gouvernance de l'internet et des réseaux numériques locaux, ont fait des déclarations publiques. Ils ont tous demandé une enquête indépendante. Dans leur message, ils ont déclaré qu'AFRINIC devrait lancer un examen transparent, collaborer avec des observateurs extérieurs et prendre des mesures contre toute personne ayant enfreint les règles. Alors que de plus en plus de voix s'élèvent, la pression s'accentue. Beaucoup observent désormais ce que fera AFRINIC ensuite. Certains attendent des réponses rapidement.

Des personnes ont estimé que si AFRINIC choisit de répondre, cela pourrait contribuer à rétablir la confiance. Mais si l'organisation garde le silence, cela pourrait nuire à son image auprès des électeurs et des autres membres de la communauté internet.