• Des observateurs s'interrogent sur la nécessité d'une nouvelle élection après le vote de juin.

L'élection d'AFRINIC reportée à septembre 2025 – mais pourquoi ?

Dans le dernier chapitre de la crise de gouvernance d'AFRINIC, la Cour suprême de Maurice a approuvé une prolongation de l'élection du conseil d'administration du registre internet jusqu'au 30 septembre 2025, suite à l'annulation du vote initial du 23 juin. La décision est intervenue après que le séquestre mandaté par le tribunal d'Afrinic a demandé plus de temps pour organiser ce qui est désormais considéré comme une nouvelle élection.

L'annulation, annoncée le 26 juin, découlait d'inquiétudes concernant des incohérences dans la documentation des électeurs et des irrégularités potentielles dans le vote par procuration. Bien que la transparence et l'équité procédurale soient les priorités déclarées de ce nouveau processus, des critiques se demandent si l'annulation totale des résultats de juin – et la reprise de l'élection des mois plus tard – constitue une réponse proportionnée ou nécessaire.

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La Cour suprême a accepté la prolongation après avoir examiné les arguments du séquestre, chargé de stabiliser la gouvernance d'Afrinic après des années de troubles juridiques et de paralysie institutionnelle. Dans le cadre de sa décision, le tribunal a demandé au séquestre de tenir les membres informés tout au long du processus, y compris des mises à jour sur toute révision du calendrier électoral ou des procédures de vote.

Les partisans de la prolongation soutiennent que le délai supplémentaire permet un examen approfondi de l'inscription des électeurs, des règles de procuration et des rôles des comités de nomination et d'élection. Ils estiment qu'un processus totalement transparent contribuera à rétablir la confiance des membres et à garantir la conformité avec les statuts d'Afrinic – un aspect crucial pour le mandat du registre qui consiste à allouer des ressources IP (IPv4, IPv6, ASN) en Afrique.

Où sont la transparence et l'équité ?

Cependant, certaines parties prenantes affirment que la démarche la plus pragmatique et stabilisatrice serait de reconnaître les résultats du vote du 23 juin – surtout si les vices de procédure n'ont pas affecté matériellement le résultat. Une reprise totale entraîne de nouveaux retards et une incertitude de gouvernance, le séquestre mandaté par le tribunal restant à la tête des opérations d'Afrinic jusqu'à la tenue du nouveau scrutin.

Ce report peut offrir l'occasion de remédier à des préoccupations légitimes de gouvernance, mais il soulève également des questions sur la proportionnalité et le fardeau qu'il fait peser sur un cadre institutionnel déjà tendu. Pour beaucoup, la priorité est désormais de restaurer la stabilité et la fonctionnalité – ce qui pourrait être mieux réalisé en validant et en traitant des problèmes spécifiques au sein de l'élection de juin, plutôt que de repartir de zéro en septembre.